La déesse des petites victoires, Yannick Grannec Ed. Anne Carrière

En se confiant à Anna, jeune fille mal dans sa vie, Adèle, revit les longues années passées avec son mari génie des mathématiques. Ses petites victoires ce sont, dans ces années d’effacement, d’abnégation, d’oubli de soi face à son génie de mari, parfois, un petit rien qui l’aidait à tenir, à continuer, elle, une « fille de rien ». Au fil du récit, la complicité puis l’amitié s’installent entre les deux femmes.

Au fur et à mesure qu’Adèle se livre, trouvant du réconfort dans l’oreille attentive d’Anna, la jeune femme reprend courage, retrouve sa combativité et son goût de la vie. C’est alors qu’un destin commun se dessine entre les deux femmes, réunies par la volonté de l’une de ne pas laisser l’autre s’anéantir comme elle l’a fait elle-même pour le service de son génie de mari.
D’une écriture tout en finesse et discrétion, Yannick Grannec compose par petites touches et mêle au présent, les tableaux d’un passé révolu. Elle revisite par le regard d’une femme qui a traversé le siècle, un pan de l’histoire de l’Europe des années 1940, de la bourgeoisie d’une ville universitaire, Princeton, dans les années 1950.
Tout le charme de ce roman réside dans la tendresse pour les personnages féminins ; des femmes fortes, mais fragiles.
Equation impossible entre génie, amour et folie.

Publicités
Cette entrée a été publiée dans Lire. Bookmarquez ce permalien.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s